La crise touchera t-elle les liens sponsos ?

Les avis sont partagés. Si économies il y a à faire, les budgets com’ seront les premiers budgets impactés. Et le marché commence déjà à trembler. La panique interne se ressent même dans la presse : deux articles du Journal Du Net annoncent la couleur.

Dans le premier paru ce jour, Maurice Levy, DG de Publicis, annonce une fin d’année 2008 et une année 2009 “très difficile” pour le groupe. Pourtant, il y a un peu moins d’un an, sa position était bien plus optimiste, malgré un ralentissement déjà annoncé de la croissance américaine (article du 16 novembre 2007, source JDN). Il prévoyait en effet une croissance des investissements publicitaires.

Autre article, toujours du JDN, toujours d’aujourd’hui, sur un ton plus optimiste. Cette fois c’est Zenith Optimédia, l’agence média du groupe Publicis, qui annonce quelques chiffres, et particulierement un ralentissement de sa croissance, révisant la progression de 6% à 4%.

Internet serait un média relativement épargné, des budgets de communication offline étant transférés sur le online. Les annonceurs semblent en effet de plus en plus concernés par le résultat d’un investissement publicitaire. La culture du chiffre, de la performance, le contrôle d’un investissement publicitaire sont des préoccupations de plus en plus présentes, chez des annonceurs qui avant développaient la culture de l’image. C’est clairement le sens de l’histoire. L’image oui, mais au service d’un résultat. Le online, et sa faculté de pouvoir tout mesurer, peut donc être un refuge confortable pendant cette crise.

Et logiquement, le search marketing, au sens large du terme, offre une belle alternative : coté ROI, la garantie d’avoir un investissement publicitaire rentable, répondant à une intention d’achat (recherche proactive de l’internaute). Coté image, des réseaux flexibles tels que le réseau adsense, avec la possibilité de gérer la pression publicitaire en temps réel, pas d’engagement de dépense, pas de pénalité de sortie, une transparence sur les sites de diffusion, des coûts maîtrisés avec des chiffres de conversion en face. Tout ce que des investissements offline ou online sur les régies classiques ne permettent pas, en gros. Le débat est ouvert, en tout cas, et les prochaines semaines nous permettront de vérifier, ou d’infirmer.